Affectueusement appelé Tata (Père) / Liebvoll Tata genannt (Tata = Vater)

Kunakey était un homme grand, de corpulence mince et de teint foncé. De ses grands yeux brunis se dégageait une forte autorité. Une bouche moyenne cachait ses dents colorées sous l´effet du tabac et son nez droit lui donnait une certaine notoriété. Ce qui frappait, en premier, chez lui étaient un front ridé à moitié dégarni soutenu par une moustache bien entretenue ; deux oreilles et des joues assorties, un visage posé sur un cou droit portant une pomme d´Adam. Un tatouage oblique sur la joue gauche confirmait son appartenance ethnique Ewe.

Tata aimait se vêtir traditionnellement d´ une chemise blanche avec une grande culotte et des sandalettes en cuir. Un grand pagne Kete couvrant l´ épaule gauche soutenait sa présence. Et la douceur dans sa voix charmait ses auditeurs.

Kunakey avait eu beaucoup d´enfants, certes, non pas pour prouver qu´il était géniteur, car aux dires des mauvaises langues, les enfants tardaient à venir après son premier mariage. Peut-etre aussi parce que ayant perdu tous ses frères et soeurs, sauf Alugba, l´idée de beaucoup procréer pour laisser une grande famille le préoccupa ainsi que l´éducation de ses enfants, particulièrement celle des garçons qu´il envoya en trois volets à l´ école coloniale française à Lomé ou anglaise au Ghana.

C´ était chez son oncle maternel Torko Zomebio qu´il plaça les enfants. Celui-ci avait déjà un fils, Zoglo Aloysius, sorti infirmier de l´école coloniale allemande.
Parmi les enfants scolarisés, on pouvait citer Amegbo (Faustin) et Tolomé (Ben) en premier, partis pour Lomé vers 1921 ; ensuite Gbedenyaho (Joseph), Gbeblewu (Antoine) et Agbelesesi (Jean) les rejoignirent dix ans après. Oeuvrant pour le développement du village d´Avepozo, Kunakey initia la construction d´une école de campagne dispensant les cours préparatoires. Ainsi Agbemaplé (Corneille), les jumeaux Atsu (Cosmas) et Etsè (Damien) après les cours préparatoires à Avepozo, partirent pour la capitale.

Kwami (Michael), Joseph, Jean, Cosmas et Gbetsiwogbé (Isidore) fréquentèrent l´école anglaise au Ghana (Dénu, Cape Coast, Accra) soit directement, ou soit après l´école française au Togo.

La croyance à l´époque n´autorisant pas la séparation des fils ainés de leurs pères, Kokou l´aîné de ses fils ainsi que Vienyeawu étaient restés à Avepozo pour soutenir Kunakey dans les travaux champêtres. Ses filles, de même, n´ont pas été envoyées à Lomé parce que leur éducation scolaire ne paraissait pas nécessaire, seulement bien plus tard comme l´on pourra l´observer chez Nunanyo (Gertrude) et Todo (Justine).

Les enfants de Kunakey déjà instruits et devenus financièrement indépendants prirent leurs frères les plus jeunes en charge.


Liebvoll Tata genannt (Tata = Vater)

Kunakey war ein großer, dünner und dunkel hautfarbiger Mann. Seine großen braunen Augen verliehen ihm eine starke Autorität. Ein durchschnittlicher Mund verbarg seine gelbig verfärbten Zähne unter der Wirkung von Tabak und seine gerade Nase gaben ihm eine gewisse Berühmtheit. Was bei ihm äußerlich zunächst auffiel, waren seine halbe Stirnglatze, ein gepflegter Schnurrbart, zwei Ohren, abgestimmte Wangen und ein cooles Gesicht, das auf einem geraden Hals mit Adamsapfel saß. Ein Tattoo schräg auf seiner linken Wange bestätigte seine Ewe Volksgruppezugehörigkeit.

Tata mochte es, sich traditionell anzuziehen : ein weißes Hemd mit einer breiten Hosen und Ledersandalen. Mit einem großen Kete-Stoff deckte er seine linke Schulter um seine Präsenz zu betonnen. Und mit seiner ruhigen Stimme konnte er seine Zuhörer verzaubern.

Sicherlich hatte Kunakey mit zahlreichen Kindern schon gar nicht zu beweisen, dass er Stammvater war, denn böse Zungen erzählten, die Kinder kämen mit großer Verspätung nach der ersten Ehe. Vielleicht auch, weil er alle seine Geschwistern außer Alugba verloren hatte, plagte ihn die Idee eine sehr große Familie zu ergründen. Die selben Sorgen hatte er wahrscheinlich um die Erziehung seiner Kinder vor allem die Söhne, die er in drei Gruppen in die französische Kolonialschule in Lome oder in die Englische in Ghana geschickt hatte.

Sein Onkel Torko Zomebio nahm die Schulkinder auf, denn er hatte bereits einen Sohn, Aloysius Zoglo, aus der deutschen Kolonialzeit- Krankenpflegeschule.

Unter den Schulkindern konnte man Amegbo (Faustin) und Tolome (Ben) zuerst nennen. Beide gingen als Erste um 1921 nach Lome. Zehn Jahre später gesellten sich zu ihnen dann Gbedenyaho (Joseph) Gbeblewu (Anthony) und Agbelesesi (Jean). Für die Dorfentwicklung Avepozos leitete Kunakey den Bau einer ländlichen Schule ein, die Vorbereitungskurse bieten konnte. So verließen Agbemaplé (Corneille), die Zwillingsbrüder Atsu (Cosmas) und Etse (Damien) nach der Dorfschule Avepozo für die Hauptstadt.

Kwami (Michael), Joseph, Jean, Cosmas und Gbetsiwogbé (Isidore) besuchten die englische Schule in Ghana (Denu, Cape Coast, Accra) entweder unmittelbar oder nach der französischen Schule in Togo.

Da der Glaube an die Zeit nicht die Trennung der Väter von ihren ältesten Söhnen erlaubte, sollten Kokou sein ältester Sohn und Vienyeawu in Avepozo bleiben, um Kunakey bei der Feldarbeit zu ünterstützen. Seine Töchter, ebenfalls wurden nicht nach Lome geschickt, weil ihre Schulbildung in dieser Zeit schien, nicht nötig zu sein. Erst viel später, wie es sich im Fall von Nunanyo (Gertrude) und Todo (Justine) beobachten lassen wird.

Die älteren Kinder von Kunakey, die bereits finanziell unabhängig geworden waren, unterstüzten ihre jüngeren Geschwistern.

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