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Les principaux rythmes chez les Ewe de Bè / Die Hauptrhythmen bei den Ewe von Bè

"La musique adoucit les mœurs"  sans aucun doute. Elle permet surtout aux auteurs et compositeurs de s´exprimer sentimentalement allant jusqu’à  trahir leur état d´ âme...  L´harmonie du son  et  du rythme  peut propulser aussi des fois le public dans un monde éphémère, où la joie et la tristesse s´avoisinent entraînant  tout compte fait,  à la danse. Chez les Ewe, lorsque les claquements rythmés des mains, le son du gong et celui des castagnettes s´associent pour accompagner le chant en présence  des tam-tams, alors se font concurrence les rythmes Agbadja, Akpessè et Gazo. Comme aux rastas en Jamaïque et de part le monde s´identifie le reggae, le rythme Agbadja est essentiel et fait partie intégrante du monde musical des Ewe de Bè. Lors des réjouissances populaires comme durant les funérailles, Agbadja s´impose par ses chants et son rythme.   Trois tam-tams ...

Famille : le père, la mère et les enfants.../ Familie : der Vater, die Mutter und die Kinder...

La famille se compose-t-elle partout uniquement du père, de la mère et des enfants ? Sous toutes ses formes (moderne, recomposée, patchwork family etc...), la famille, de nos jours, peut présenter dans sa composition une amalgame de combinaisons possible, très difficile des fois à déchiffrer. L´idée de famille est la même chez les Bè, où on peut observer  des fois sous un même toit : le père, les mères et les enfants... Contrairement à la famille (composée uniquement du père, de la mère et des enfants) dans l´esprit des Bè, elle dépasse cette volonté manifeste qui la réduit seulement à trois ou quatre membres. En définitif, la famille chez les ewe de Bè est plus large. Dans sa structure, on constate : Les parents : - éto = le père   - éno = la mère  ; énowo = les mères Les enfants : - dévi, évi, ´vi (vi = petit) = l´enfant ; déviwo = les enfants - novi = frère, sœur (de la même mère)...

La politesse chez les Bè / die Höflichkeit bei den Bè

De par son comportement, l´homme peut bien  afficher sa maîtrise des idées reçues, et  exhiber son savoir-faire.  Chez les ewe de Bè, la politesse est véhiculée en général par tous. L´ enfant  poli et bien éduqué d´autrefois, parlait peu parmi les adultes. Toujours docile et très serviable, il   ne s´exprimait que lorsqu´il était sollicité et faisait preuve de discipline.  Obéissance, grand respect et soumission aux personnes âgées étaient la bonne  vertu chez le jeune ewe, somme toute...  En s´adressant à un adulte ou à une personne plus agée que lui, le bon ewe évitera de l´appeler directement par son prénom. Il devra dire :  "Fofogan ou Fofovi X" (grand-frère X),  "Dadagan ou Dadavi Y" (grande-soeur Y) ; "Me de kuku" (excusez-moi, je demande pardon...) avant de s´exprimer, poser ou répondre à une interrogation. En public et dans certaines circonstances (par exemple pour impose...

Formules de salutations chez les ewe de Bè / Begrüßung bei den ewe von Bè.

Entre  les jeunes  à  Bè , on se salue de nos jours simplement  en disant le matin : bonjour. "Lé fon a ?" (tu vas bien ?) Il n ´y a pas trop longtemps  pourtant, les Bè se devaient de s´informer sur la maison, la famille, les amis, parce que la formule  de salutations correctes inclut systématiquement ce devoir moral. De plus,  les interlocuteurs se remercient réciproquement pour les "travaux" et les "services rendus" la veille ; dans certains cas, le jour même ; même si aucun service n´a  été forcément rendu. Sans jamais omettre la maison, la famille et les "remerciements" on  salue usuellement chez les Bè en disant  :  - ndi ! le matin - ndo ! en fin de matinée, à midi et en début d´après-midi - walé  ! dans l ´après-midi   - éfien  ! le soir et la nuit   Le dialogue suivant illustre deux personnes qui se saluent le matin  : - A : ndi... ( ...

Mon Identité culturelle / Meine kulturelle Identität

A la  quête  de mes origines, Remontant les traces de mes  ancêtres ,  Du coup je les retrouve en Egypte, Au pied des pyramides,  D ans la vallée du Nil. Longues années au bord du fleuve  Niger, Voisinant  les Ashanti, Haoussa et Yoruba Sous l´autorité des rois Ifè Traversant  galère, désert, espace et temps    Jusqu´à la côte ouest africaine Entre la Volta et le Mono, Dans les bois d´Alo,  Ma "cachette" En dépit de l´exode à travers le Sahel, De la  cruauté  d´Agokoli à Notsè, Ai-je pu  conserver   Ma culture et ma langue ewe   De générations en générations ? "Mes jeunes années au pays de Goethe" 1992  - 2012 Meine kulturelle  Identität ! Auf der Suche nach meinen Wurzeln Spuren meiner Vorfahren, Finde ich sie plötzlich in Ägypten Am Fuße der Pyramiden, im Niltal. Viele Jahre am Niger-Fluss ...

Djoto ou l´ ancêtre réincarné chez les Bè / Djoto oder die Wiedergeburt eines Vorfahres bei den Bè

Chez les Bè, tout le monde (y compris les intellectuels) croit en la réincarnation. Il est admis par toutes les familles que chaque enfant qui naît est le double authentique d´un ancêtre qui a pris le chemin de retour parmi nous. On parle alors de Djoto (Djoto = ancêtre réincarné). Ce Djoto doit être identifié aussi tôt que possible, quelques semaines après la naissance. L´enfant à qui l´ ancêtre réincarné n´est pas déterminé ou reconnu, aura certains problèmes de santé : état maladif, pleurs et cris nocturnes, sursauts en plein sommeil, dentition et marche tardives, etc... Dès qu ´un bébé présente de tels signes, les parents sont convaincus que la connaissance du Djoto devient urgente. C´est l´unique moyen de redonner la bonne santé à l´enfant et de lui faire retrouver des sommeils paisibles. Les parents se dépêchent donc d´entrer en relation avec un devin à qui la situation est minutieusement exposée. Cel...

Les animaux sacrés chez les Bè / Die heiligen Tiere bei den Bè

Chez les Bè comme chez les Ewe, certains animaux sont sacrés. A Bè, il s´agit essentiellement du python (Togbi-Dangbi : Togbi = grand-père, ancêtres ; Dan = serpent) et la tourterelle (Pupuli). Ayant joué un rôle bénéfique dans la vie du clan, Togbi-Dangbi et Pupuli sont devenus des animaux totémiques pour les Bè, et les Ewé installés sur la côte ouest africaine entre les fleuves Volta et Mono. En cette qualité, ces animaux jouissent d´un caractère de  sainteté, de révérence et de vénération presque immédiat en général. Quiconque tue l´un ou l´autre ou en voit, par mégarde, le cadavre prendra aussitôt des dispositions pour honorer les défunts d´un enterrement digne. Il doit en outre se soumettre à des cérémonies purificatoires qui ont lieu dans la forêt sacrée et dont le but est de rendre pur le fauteur de troubles et son milieu. Aux yeux des Bè,  Togbi-Dangbi et Pupuli symbolisent les ancêtres du clan et c´est...